Une île restée à l'écart des routes touristiques — ports tranquilles, criques secrètes, et l'une des architectures les plus singulières de la Grèce du XXe siècle.
« On ne vient pas à Leros par hasard. On y revient. »
À deux pas de la Villa, Agia Marina déroule son port de pêche, ses tavernes sans horaire et ses barques colorées. La baie s'ouvre vers le couchant : chaque soir, le soleil y plonge derrière les collines — et l'on trouve toujours un banc pour le regarder.
Passé le promontoire, Pandeli ouvre sa crique aux eaux turquoise, ses barques de pêche et ses tavernes les pieds dans l'eau. Sur la crête, les vieux moulins à vent veillent — et, le soir venu, s'illuminent au pied du château.
De longues plages de galets bordées de tamaris, des criques où l'on se retrouve seul, une eau d'une transparence rare : Leros se nage autant qu'elle se contemple. Chaque anse a son caractère — ombragée et familiale, ou sauvage et secrète.
Les fonds de Leros gardent la mémoire d'autres temps : avions et navires reposent par le fond, désormais habillés de vie marine. L'île est devenue l'un des sites de plongée sur épaves les plus fascinants de l'Égée — un monde silencieux, à quelques palmes de la surface.
Au-dessus des toits, la forteresse médiévale veille sur l'île depuis des siècles. Plus bas, dispersées dans la roche et jusque sur un îlot battu par la mer, de minuscules chapelles blanchies à la chaux ponctuent les chemins.
Construite par les Italiens dans les années 1930 sous le nom de Portolago, Lakki est une ville entière pensée comme une œuvre : rotondes, lignes courbes, tour de l'horloge et larges avenues bordées de palmiers. C'est l'un des ensembles d'architecture rationaliste les plus complets hors d'Italie — une curiosité que peu de voyageurs soupçonnent.